• 23 Jan, 2026

EMPREINTE….

EMPREINTE….

En philosophie, être « socialement empreint » signifie que l'individu et sa pensée sont profondément façonnés par la société, ses structures, ses normes, ses langages et ses représentations collectives, formant ainsi l’homo socius.

Cela implique que la conscience individuelle n’est pas isolée mais s’inscrit dans une réalité sociale qui l’influence, parfois la contraint (comme le fait social chez Durkheim) et lui donne son sens, touchant à la fois la culture, les mœurs et les idéaux, même si l’individu peut y résister.

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Photo : Miriam Fischer

C’est vrai que notre parcours sur terre est plus identifié comme une pièce théâtrale où chacun de nous passe pour jouer son rôle et s’en va. Les uns d’une façon tragique, les autres d’une façon mythique, mystique, systématique… mais il existe aussi une catégorie de personnes qui passent d’une façon paisible, tranquille, rassasié de jours, laissant des traces qui s’inscrivent en empreintes inoubliables.  
Ce récit en slam a pour but d’allumer encore une flamme de rappel, d’une façon quasi interpellative. L’objectif ici est de communiquer à chaque personne la possibilité de revisiter ses chemins, ses actes, ses actions afin d’imprimer ces souvenirs en empreintes qui seront historiques mais aussi inoubliables.  
Nos rencontres dans la vie, ces va-et-vient, portent chacune leur timbre. C’est à chaque acteur d’en définir la trace, qui sera peut-être classée dans les annales selon une situation géographique donnée ou selon sa position environnementale.  
La vie en soi est faite de saisons. Tout le monde n’est pas servi au même moment. On ne sème pas dans la même saison, et la récolte n’est pas toujours rythmée. À chacun sa saison et son temps. Oui, car à un moment les forts soutiennent les faibles, et à un autre moment donné les forts d’hier se rassurent que les faibles d’avant sont prêts à prendre la relève pour ne pas briser la chaîne en relevant les autres. Tel est le chemin obligé où l’on pose nos empreintes, parfois publiées par nous-mêmes mais aussi prises en compte par nos bénéficiaires, qui en font des marches-pieds pour les autres. La chaîne ne doit pas être brisée ! On parle ici d’empreintes positives.

Fais du bien et passe. Ce n’est pas donné à tout le monde, mais le monde en a besoin ! Vous savez que le mal a pris cette facette en cachette également, mais tout se distingue par les conséquences, car chaque action correspond à une réaction. Voyons la vie du bon côté, car même la Bible dit que les moments les plus sombres seront plus nombreux que le temps de la lumière (cf. Ecclésiaste 11:8). Choisissons donc d’illuminer afin de ne pas être dans le paquet des oubliés. Chaque empreinte prend sa source dans une chaîne de bienfaits déjà vécus, et là l’on choisit de ne pas briser la chaîne. On dit souvent : « Fais du bien et le bien reviendra vers toi à un moment inattendu. » Cela passe par une bonne conscience, assainie et bien cadrée sur une base solide, qu’elle soit ecclésiastique ou systématique, tout dépend de ton environnement de départ.  

Chaque action prend forme selon l’espace où tu passes ton temps au quotidien. C’est ta perception journalière qui nourrit ton âme. C’est pourquoi un meurtrier, on ne le juge pas trop vite : on vérifie dans quel environnement il passe le plus de temps, afin de discerner la qualité de la nourriture qui nourrit son âme. Car le mal et le bien se conçoivent mieux dans notre être, au plus profond de nos âmes.

De même, un homme ou une femme au bon cœur voit son parcours alimenté par les bonnes actions vécues ou vues, qui ont pu contaminer son être. Cela doit être du déjà-vu ou conduit par l’Esprit Saint, pour les croyants.  
Chaque ère sur terre arrive avec ses paquets. Étant acteurs et sélectionneurs de nos choix selon le cœur de chacun, restons conscients que nous n’avons pas assez de temps sur terre. Faisons un bon tri de ce que nous voulons poser comme actes, que ce soit dans le bien ou dans le mal. Il y a des traces qui se dessinent, laissant soit des cassures, soit des passages en empreintes qui s’imposeront aux générations futures après nous.

Hommage à toutes ces personnes fortes et faibles qui ont su laisser des traces dans les cœurs des gens, morts ou vivants encore. Force à vous ! Que ce soit d’une façon sociale, économique, amoureuse, professionnelle, ou dans tout autre domaine de la vie. S’il vous plaît, mettez votre main droite sur le cœur et dites-vous : je l’ai fait. Consciencieusement ou inconsciemment, j’admire les empreintes qui me reviennent en reflets d’images aux bonnes couleurs et qui vivifient mon cœur encore une fois en ce jour.

Je choisirai de faire encore du bien à chaque occasion, et de le faire plusieurs fois, aussi longtemps que le ciel me prêtera vie. En tant qu’auteur de ce slam, je dis gratitude à toutes les personnes que j’ai croisées sur mon chemin, dans des moments de faiblesse ou de force, dans tous les domaines de la vie. J’ai appris de leurs empreintes : certaines m’ont éclairé, d’autres m’ont enfoncé dans le noir.

Mais au moins j’ai gagné dans tous les cas : des leçons, des expériences apprises. À tout prix, j’ai gagné ! MERCI sincèrement ! Il y a des cœurs que nos actes marquent, d’autres qu’ils brisent. C’est réciproque pour chacun. La force du PARDON pousse à voir les choses du bon côté, à choisir d’alimenter la chaîne des bienfaisances par les bonnes actions, et à laisser à Dieu la vengeance et la rétribution. C’est son domaine suprême.  

Nos empreintes sont plus marquées sur des personnes qui nous manquent, mais aussi par rapport aux choses qu’elles ont faites dans nos vies et qui nous ont marqués. C’est cela qui constitue la marque de chaque parcours, entre ici et là-bas… Faisons des choses qui s’inscrivent sur nos chemins, soyons sûrs qu’il y aura une main qui choisira de ne pas briser la chaîne. Force à tous ces coeurs qui brillent après avoir posé un bon acte !  
Que chacun de nous revisite ses actes et glorifie son être, choisisse de changer et d’améliorer sa façon de faire les choses, afin de travailler sur des actions qui couronneront nos vies par des empreintes inoubliables, en mémoire de notre passage éphémère sur terre.  
Moi, Keith Sam, tu m’oublieras un jour car je ne suis pas éternel. Mais ces écrits en slam, qui sont comme les mimiques de mon âme, resteront comme des empreintes dans ton cœur  en me lisant.  
Écrire, c’est crier tout bas les mimiques de l’âme.


Par Sam Keith, Papa Ours  

Photo crédit : Pixabay 
 

Sam Keith

Ecrire c'est crier les mimiques de l'âme !